L'affrontement production / maintenance ( on disait mécanique ou atelierauparavant) ne date pas er. Pour avoir travaillé au sein de
l'un et de l'autre des services j'en fut, en passant des deux côtés de la barrière, pour ainsi dire, le témoin actif et privilégié. On peut
s'interroger sur le fait qu'une nécessaire complémentarité se transforme en situation conflictuelle. Chacun cherche en quelque sorte à tirer la
couverture à soi. "C'est nous les importants" Que feriez vous sans nous ?" Nous sommes les spécialistes" Qui sort les bouteilles ?" Et çà continue encore et encore... A la décharge des deux
camps, il faut dire que les directions ont, par des stratégies aussi changeantes que variées, entretenu ardemment l'antagonisme existant. Il ya bien
longtemps avant qu'on nous parle d'entretien préventif et curatif, de 1erniveau, de second niveau, voire de troisième, les mécanos et les électriciens, avant
d'endosser les tenues de techniciens de maintenance, se devaient de réparer, d'entretenir,
de réviser, le parc des machine. Le service était important en hommes car on y retrouvait de nombreux corps de
métier: Chaudronnier, soudeur, fraiseur, tourneur, menuisier,
mécanicien auto. Chacun intervenait dans sa spécialité. En production, le chef de ligne avait son assistant qui se transforma plus tard en mécano- régleur ( on comprend déjà la confusion des
genre) Les époques suivantes, selon les personnalités du responsable de production et de celui de la maintenance, furent ponctuées expériences cycliques. On détacha des mécanos et des
électros pour les mettre sous la responsabilité des lignes puis on les retira et on recommença... Je me souviens qu'à un moment on ne voulait plus voir les chefs de
lignes ou d'équipes " Le tournevis à la main". Je tiens à citer une expérience intéressante : A Gonesse ( je ne sais pas si à
Gadagne, il en fut de même) Au moment des congés d'été, les mécanos allaient faire fonction de chefs de lignes, voire conduire des machines. La connaissance des
deux activités apportait beaucoup me semble -t-il. Il n'était nul besoin alors d'afficher ses diplômes, de faire montre des bacs +++ et plus. L'expérience primait sur tout.
Naturellement, sans se pencher sur d'aléatoire plan de carrière, l'assistant remplaçait le chef de ligne, le conducteur aux compétences
reconnues se voyait confier une équipe. Moi, le jeune arrivant d'alors,à Gonesse, j'ai appris au contact des
anciens, de ceux qui détenaient le savoir faire. Merci à eux : Youyou Chamyck, Roger Ledoux,
Dédé Colas, Michel Hermann, encadrés sous la houlette bienveillante de Bernard
Goujat. Etant en production, rien ne m'exaspérait plus que de voir arriver un mécano ou un
électro qui ignorait le fonctionnement d'une machine parfois même de ne pas trouver le bouton de mise en marche. D'un
autre côté, il fallait comprendre le bon mécanicien qui, arrivant sur une intervention, se trouvait face à un "bricolage d'enfer" et croyez-moi, il n'en manquait
pas.L'absence d'ingénieur était alors largement compensée par de nombreux ingénieux ! Certains s'en faisait une réputation, tel Albert à
Gonesse ou Edgard à Gadagne. Quand on se trouve plongé dans le bain de la production, on devient
souvent "hypnotisé" par le compteur qui défile, rien ne doit l'arrêter. Quand survient un dysfonctionnement, sur une ou l'autre des machines, c'est parfois
quasiment la panique. Le conducteur en fait les frais :" mais qu'est-ce que tu as foutu ?" ou " Pourquoi tu arrêtes? " Et si intervention, il y a, le chef de ligne "ronge son frein" devant le
mécano qui mets un temps infini à trouver la pièce de remplacement en magasin ou face à l'électro qui "cherche sa route" sur les routes complexes
d'un schéma électrique. Souvent le "qui fait quoi" est une cause directe des frictions entre les deux services. A changer les organisations et
les hommes, les effets produits sont à l'inverse de ceux attendus. Si l'on y regarder de plus près cette vieille et tenace rivalité ne se traduisait pas par des
oppositions directes, mais davantage par des sous entendus, des rivalités intestines, des joutes larvées. Le tout n'apparaissant au grand jour qu'à l'occasionde conflits ouverts, tel l'orage qui
éclate au beau milieu d'un ciel d'été. Et ce ne sont pas les redites de la direction à la maintenance du type :"Vous êtes au service de la production" qui ont pu faire
évoluer la situation. Pourtant des hommes de valeur et de compétence ont eu la responsabilité de ce service indispensable à l'efficacité d'une
unité de production. A Gonesse, j'ai apprécié Daniel Lachal et Roger
Mounier, à Gadagne Gérard Roux et Roger Reis. Ils ont dû se battre face à la baisse continuelle des moyens
en hommes et en matériel face à des directions aux comportements de plus en plus financiers. La mise en place des méthodes combinée à l'arrivée de l'informatique et de ses logiciels à fait croire
que l'on pourrait d'un coup se passer des bras et des caisses à outils. Des anciens de Gadagne, comme J.P . Basile ou J.P
Giacone, qui perdant toute compréhension de leur boulot semblaient "égarés" au sein même de leur propre service. Une absence évidente de reconnaissance.
Hélas les machines qui se réparent elles mêmes ce n'est pas pour demain ! quant à leur fiabilité d' aujourd'hui permettez moi d'en douter.
Confier l'entretien sur ligne c'est bien, mais quel conducteur à le souci d'un matériel dont il s'occupe en "pointillé". Un jour ici, un autre
là, sans parler de la "valse" incessante du personnel intérimaire. L'accélération des choses au coeur de la course au profit laisse si peu de
place à l'humain. Comme le disait un de mes anciens entraîneurs de rugby " Ils veulent marquer l'essai avant d'avoir sorti le ballon de la
mêlée." Quelque soient les noms qu'on leur attribue : Chef de lignes, d'équipes, pilotes de ligne, superviseurs, les hommes (et les femmes) ont besoin d'être respecté et reconnu. La gestion du
vieil antagonisme est à ce prix mais , je pense, il a encore de très beaux jours devant lui...
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L'analyse des choses et des évènements à chaud conduit à des résultats souvent inégaux voire erronés. Aujourd'hui, j'ai tout loisir de me poser pour observer les images passées. J'ai en
sorte le choix du télescope pour me tourner vers le passé. D'ailleurs les astrologues ne font pas autre chose en regardant le ciel. Depuis novembre 2006, date ou j'ai commencé la " Mémoire du
verre", je n'ai guère manqué une occasion à travers ma propre vision des choses de critiquer l'univers professionnel et la galaxie dans laquelle j'évoluais. A trop regarder en face, on n'y voit
plus rien. Il faut comme le font les observateurs de la voûte céleste appliquer ce que l'on appelle la vision décalée. C'est en quelques sortes ne pas voir pour mieux voir. Si aujourd'hui
j'applique ce principe au regard des pages écrites que puis-je en tirer ? En braquant mes focales sur les 27 années Schweppes puis sur les 13 suivantes à l'E.E, je vois beaucoup de bons moments
appréciant les événements et les hommes au sein des services dans lesquels j'ai travaillé. Maintenance, production, logistique, soufflage, sécurité, ce fût un enrichissement autant sur le
plan professionnel que personnel. Mon implication des années durant au coeur de la représentativité du personnel restera une expérience qui m'a fait grandir. Malgré toutes les difficultés, les
méandres des sentiers tortueux, oui, j'ai aimé les hommes et les femmes avec qui j'ai partagé l'aventure. Si ce fut plus "chaotique" au début des années E.E, il n'en reste pas moins que je
me dois de reconnaître que l'ensemble fut, selon l'expression bien connue, globalement positif. Quelles que soient les directions, j'ai toujours pu défendre mes points de vue, quelles que soient
les orientations, les options, j'ai sans entrave aucune faire preuve d'esprit critique. Il en est bien différement dans d'autres galaxies. Le recul permet une vision assagie, les turbulences
atmosphériques perdent leur efficacité. Le jugement gagne en clarté. Je terminerai en citant Jean-Jacques Rousseau :"La jeunesse est le temps d'étudier la sagesse, la vieillesse est le
temps de la pratiquer"
Malgré l'homme protée qu'il fut à la tête de l'Européenne, J.P.W ne pouvait à la fois être au four et au moulin et endosser tous les rôles et toutes les fonctions.
Parcourir les enseignes à la conquête de nouveau marchés et sillonner de jour comme de nuit l'usine finissait par entamer l'énergie du bonhomme. Sa quête se résumait ainsi : trouver des
volumes d'eau. Il émanait une grande fierté du personnage quand il nous annonçait le gain d'un nouveau contrat. Pour augmenter son efficacité, il décida de s'adjoindre un commercial.
C'est ainsi qu' Eric Martin "entra dans la danse" Jeune, alerte, il cultivait sa motivation dans toutes ses attitudes. Je le revois encore, tout sourire, affable,
expliquant les démarches en cours. Son travail devait satisfaire notre gérant, car celui-ci ne manquait pas une occasion pour souligner les qualités et les résultats de l'adjoint qu'il s'était
choisi. Bref, tout semblait se déroulait bien dans le meilleur des monde. Et pourtant...
Le pouvoir n'est pas toujours ou on le pense. Actionnaires du soleil levant ou transalpins on celui que je qualifierai de stratégique. Mais je suis certain qu'il ne soupçonne même pas celui
de... Josette. Et pourtant devant la machine qu'elle conduit, elle le possède bel et bien, à un tel point d'ailleurs qu'elle ne s'en rend pas compte. Seule dans sa salle, elle
peut aussi bien, faire en sorte que la production soit à pleine ou la perturber par son"mal vouloir". Et cela s'en que personne puisse le voir ou le suspecter. Oui, les
conducteurs possèdent les clés. N'en déplaisent à ceux qui élaborent les plus belles procédures, qui créent courbes et tableaux, C'est ceux qui font qui ont ! Pourquoi croyez vous qu'une
équipe sur ligne ont de bons résultats et pas une autre ? L'ambiance, la complicité, la complémentarité, c'est la réponse. Étant moi-même passé par l'étape opérateur, j'ai connu la phase :
comment faire pour faire , excusez l'expression : "Chier son monde" Les bouteilles tombent en aval, je tourne la tête, je ne les voient pas... Je n'anticipe plus rien. Mon collègue d'après ( le
client que je dois servir ) je m'en balance : qu'il se débrouille !( là , je suis poli) Et le tout avec la plus mauvaise foi du monde, en m'agitant comme un véritable motivé. C'est bien la base
qui tient la pyramide. Quand il s'agit de trouver des coupables vers qui croyez vous qu'on se tourne ? vers ceux qui font réellement. La sagesse populaire le dit : celui qui ne fait rien ne se
trompe jamais ! Surtout bien planqué derrière un ordinateur. L'embauche des "cerveaux" à tour de bras (si l'on peu dire) éloigne peu à peu, les directions des réalités. C'est un monde industriel
virtuel qui se construit en oubliant l'essentiel: l'homme. Les plus beaux histogrammes, les plus complexes formules mathématiques ne remplaceront jamais des jambes, des bras, et un
saine réflexion.Messieurs les pleins de diplômes faites un saut à la source et touchez de vos pieds les allées du terrain.
Quand le thermomètre grimpe, grimpe, atteignant et
dépassant le seuil des 30 degrés, la chaleur estivale, si appréciée des vacanciers, vient perturber la vie de ceux qui s'activent au coeur de l'usine. Je ne peux aujourd'hui m'empêcher de penser
à eux car je sais combien il est pénible de travailler dans de telle conditions. le paradoxe est étonnant , on "crève" de chaud au sein d'un milieu ou l'on embouteille des boissons
rafraîchissantes ! Fours de rétractions, rampes à gaz, cuves de stérilisation, pasteurisateurs, sont là pour délivrer à loisirs leur quota de calories. Pourtant n'aperçoit-on pas le long des
bâtiments les blocs de climatisation. Certes, oui, mais cette fraîcheur qu'ils dispensent c'est pour qui ? Pour ceux qui travaillent en production ou l'activité est la plus intense ? ou pour ceux
qui, dans leurs bureaux, agitent leurs doigt sur les claviers d'ordinateurs ? ( d'ailleurs la clim est-ce vraiment pour les hommes ou pour le matériel informatique ?) Loin de moi l'idée d'
opposer administratifs et personnel de production. J'en parle d'autant plus à l'aise que j'ai travaillé des années durant des deux côtés de la barrière. ( Et cette image est souvent bien réelle)
Mais je me souviens étant en production et ayant besoin de me rendre dans un bureau, j'avais pour quelques minutes l'impression de pénétrer au paradis au sein d'un bain de fraîcheur.
L'installation sur les postes les plus exposés à la chaleur, de ventilateurs, c'est un peu comme on dit, un emplâtre sur une jambe de bois, ils se contentent de brasser de l'air chaud. Dieu soit
loué, ils ont à boire et les salle de repos sont climatisées ( çà n'a pas été une mince affaire pour y parvenir!) J'invite quelques décideurs à se rendre dans les salles d'embouteillages par
34 ou 35 degré , d'y rester quelques heures et de s'y activer. Alors après on pourra engager le dialogue dans de bonnes conditions... Mais rétorque-t-on on ne peut pas tout climatiser, le coût en
serait trop élevé. L'argument économique ! ah , celui là il est imparable. Quoique... mettre les individus dans les meilleures conditions n'est-ce pas garantir une productivité accrue ? Certains
en doute et crois dur comme fer que des conditions difficiles aux quelles ont ajoute une bonne dose de stress, voilà la bonne recette pour assurer un résultat. L'amélioration des conditions de
travail, la sécurité, ne doivent pas rester de belles intentions inscrites sur de belles affiches. Bon, c'est dit. Je ne sais pas si on avance dans le bon sens. d'ailleurs demandez aux anciens de
Gadagne ( Guère nombreux aujourd'hui) s'il ne faisait pas meilleur dans le hall de production, il y a quelques années ? D'accord on était Schweppes, mais enfin. A vous tous,
conducteurs, mécanos, techniciens en tout genre, beaucoup de courage pour cet été et tous ceux à venir. ( Et Sarko. vous en promets beaucoup!)
Le remplissage des bouteilles en milieu aseptique posait , il ya quelques années, des contraintes aux opératrices chargées d'en assurer le bon fonctionnement. Avant d'entrer dans la salle
blanche, il fallait passer par un sas et s'équiper tel le chirurgien avant une opération. Ainsi "harnachée" la conductrice pénétrait dans une atmosphère agressive, d'acide peracétique et de
péroxyde d'hydrogène dont le but est de protéger le produit de toute contamination. Se relayant toutes les deux heures, il fallait faire preuve de résistance pour travailler dans ces
conditions. Certaines ne pouvaient pas rester à l'intérieur de la salle. Yeux larmoyants, irritation du nez et de la gorge, décoloration (gratuite) des cheveux tels étaient les effets de la
substance en suspension. Le taux de concentration du produit était sous surveillance, son automatisation en cours, ce qui n'empêcha pas qu'il se produisit des incidents qui incitèrent le
service sécurité et la médecine du travail de demander à la CRAM de diligenter une enquête. Une technicienne qualité, lors d'une intervention dans le local, en reçu les effets néfastes si bien
qu'à la sortie, elle n'avait plus de voix. Certaines mauvaises langues dirent que c'était bien là le moyen pour qu'elle se taise! Plaisanterie mise à part, cela entraîna un arrêt de
travail. Un membre d'une équipe de nettoyage y fut victime d'un malaise. On vit donc arriver une équipe de technicien de la CRAM Sud Est avec à sa tête le sieur Catani.( Je l'ai
revu des années plus tard au cours d'un forum et il n'avait pas oublié cette intervention) Prises d'échantillons, analyses, étude de la salle, les investigations se
déroulèrent avec soins et méthodes. Les premières recommandations vinrent en regard des buses de distributions du produits qui avaient subies des "modifications" ( élargissement du diamètre) de
la part de ... on ne sais pas qui... Bien sûr cela partait de bonnes intentions et l'on sait par nature que l'enfer en est pavé ! Quand au fournisseur du produit, en l'occurrence la société
ECOLAB il restait étonné d'un tel "ramdam" qui aux dire de son représentant ( qui d'ailleurs entre nous c'est toujours cru en terre conquise) ne voyait aucune dangerosité à cette
substance ( ah ! encore et toujours les sacrés intérêts économiques ).Et dire que cet individu faisait des formations sur les produits dangereux ! Pourtant il suffisait de lire
attentivement la fiche signalétique, toxicologique et ces phases de risques pour ce rendre compte du "mal fondé "de ces propos. Comme à son habitude, la direction chercher à rassurer et à "calmer
le jeu". Suite aux conclusions de cette enquête qui révélait des dysfonctionnements et des taux mal maitrisés, des mesures furent prises dans l'attente d'une certes plus radicale qui constituait
à sortir le personnel de la salle et à effectuer la surveillance de l'embouteillage à l'extérieur. Ce qui fut réalisé quelques mois plus tard. Ainsi on retrouva Léone ,
Christineet les conductrices à ce poste devant la salle désormais au fonctionnement autonome, surveillant à la fois l'étiqueteuse et le remplissage sans la contrainte de
l'exposition au produit irritant.
L'un venait du site Pantinois, l'autre de celui de Gonesse. L'un avait oeuvrait au coeur de la siroperie, l'autre occupait la fonction de chef de ligne. En 1997, la fermeture
respective de leur usine et le seïsme social qui s'en suivit, envoyèrent nos deux rescapés vers le site sauvé des eaux de Chateauneuf de Gadagne. Nos deux amis se connaissaient déjà, ils avaient
participé ensembles aux C.C.E sous la houlette Schweppes. Ils se retrouvaient désormais sous la nouvelle entité l'Européenne d'Embouteillage. Ni la chaleur provençale, ni ce vent fada le mistral
ne réprimèrent leur irrésistible envie de se " Frotter" encore à la direction dans les institutions représentatives du personnel. Au sein du comité d'entreprise ils occupèrent au cours
de plusieurs mandats les poste de secrétaire et de trésorier. Ils furent les adjoints de l'un et de l'autre, se complétant parfaitement dans chacun des rôles. De réunions en réunions, de
préparations en stages, de débats en symposium, d'événements sociaux en déplacements inter site se renforça leur complicité et cimenta durablement leurs liens. Il fallait les voir rédigeant
ensembles les comptes rendus du CE. Cherchant tour à tour la phrase, le verbe, l'adjectif ou l'expression qui traduiraient le mieux, l'esprit et la lettre des points à l'ordre du jour. Et le tout
dans une ambiance bon enfant, pimentée de saines plaisanteries.Travail en commun mais chacun avec ses spécificités. Quand l'un "Bricolait" des macros pour faire fonctionner les fichiers
concernant les chèques vacances, l'autre recherchait un article de législation permettant de répondre à une attente d'un salarié. Malgré leurs caractères et leurs postes professionnels
différents pas l'ombre d'un conflits ne vint ternir leur relation. Lorsqu' ils n'étaient pas d'accord sur un sujet ou sur une orientation à prendre, ils s'en expliquaient simplement
avec franchise. L'un comprenait l'autre et l'autre l'un. Ils avaient la faculté d'être tour à tour les "managers" de l'ensemble des élus.Ils savaient mettre de l'huile dans les rouages et
calmaient les humeurs ou les passions qui ne manquent pas de surgir de tous groupes humains. n'étant pas du même âge, l'un des deux vit arriver l'heure de la retraite (Il aller
échapper aux réformes gouvernementales qui pointaient leur nez). L'autre lui dit un jour " comment vais-je faire maintenant sans mon mentor!"
Connaissez-vous
Eric Mullens? j'ai découvert ses différentes études à l'occasion d'une enquête menée conjointement par le service sécurité de l'usine, le C.H.S.C.T et la médecine du
travail. Cette dernière ayant été interpellée lors de consultation par les salariés du soufflage. Usure , fatigue, décalages difficilement vivables, le tout dû à ce qu'on nomme les horaires
atypiques. Nuits, matins, après midi, entrecoupés de repos pas assez suffisants pour assurer une bonne récupération. Les corps et le mental ont du mal à assumer la répétition de ces
équipes combien perturbantes. Le spécialiste Mullens décortique ces situations, explique les effets sur les individus sortis pour des raisons économiques du cycle circadien. Notre propre enquête
et les réponses au questionnaire que nous avions patiemment bâtit, nous mettais en face du constat suivant : ces rythmes de travail ne convenaient pas. Leurs impacts étaient négatif et
se prolongeaient jusque dans la vie familiale. D'ailleurs une étude menée plus tard par l'ANACT (conditions de travail) devait arriver aux mêmes conclusions. (Sans chercher à pousser plus loin et
à forcer la direction à chercher d'autres pistes) Pourtant d'autres voies pouvaient être exploitées, des propositions émanant du personnel du service ne demandaient qu'à être expérimentées.
Hélas, on ne sentait pas la volonté de la direction d'agir en ce sens. Malgré avoir dégagé une série de recommandations pour atténuer les conséquences de ces horaires dévastateurs, j'avoue
avoir ressentit un profond sentiment d'échec. L'actualité ( Le plan retraite du gouvernement) m'oblige à revenir sur le sujet. Ce n'est pas sur les bancs de l'assemblée nationale qu'on trouvera
des hommes ayant subit cette pénibilité, car tel est bien le mot. Pardonnez moi mais cette clique d'endormis mériterai qu'on les placent en situation. Ce qui est pénible ( et je l'ai entendu en
négociation sur les seniors) C'est un autre sujet dont je parlerai plus tard, c'est d'écouter des leçons sur la relativité de la pénibilité de la part d'une direction dont le but n'est pas comme
le prévoit le code du travail ( bien mis à mal lui aussi) d' adapter le travail à l'homme mais sans aucun doute le contraire! Pour conclure un peu sèchement, je dirai sans ambages que la connerie
aussi peut-être relative !
A l'apparition sur le petit écran du personnage vantant les propriétés de son eau de source, j'ai eu comme un flash back.
Je me revoyais au début de l'Européenne d'Embouteillage, dans le bureau de Jean-Pierre Willemsen. Celui-ci lançant aux interlocuteurs présent : Si vous n'êtes pas contents
allez donc voir chez Papillaud ! Dans le spot publicitaire le septuagénaire apparaît en pleine forme ( Sans aucun doute grâce aux vertus des eaux qu'il commercialise !) Et pourtant notre
dirigeant de l'époque nous annonçait à maintes reprises la fin du bonhomme. "Ne vous en faites pas, il est fichu, le coeur ne tiendra pas" Une autre pub me fait penser à ces propos : "je l'aurai
un jour, je l'aurai " Mais pourtant le pierrot à la peau dure et il allait le prouver. Depuis 2008 majoritaire du groupe Alma, allié à des partenaires Japonais. Tiens ça ne vous
rappelle rien ? Il a su résister aux sirènes des grands groupes ( Nestlé, Danone...) qui voulaient avaler sa "Cristalline" et malgré tant et tant de batailles, le bonhomme de l'Orne a tenu
le choc. Chaque fois qu'il apparaît sur l'écran, j'ai l'impression qu'il va répondre à J.P.W : "Alors mon gars qui est le vainqueur ? " N'a-t-il pas déclaré au coeur de ses déclarations
souvent provocantes : " Parler c'est facile. Avoir fait c'est mieux. Et des causeurs en France, il y en a des tonnes! " et pour conclure ce petit article je le citerai encore comme ultime réponse
à notre ex dirigeant : " Je me défoule, je me fend la gueule, c'est pour çà que je suis en bonne santé à 74 ans "
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